Céleste de Chabrillan,
Mémoires d'une honnête fille..…
(1865)
“ Mais, dans le mouvement que je fis, j'éprouvai une douleur telle, que le coeur me manqua. — Comme tu es pâle, ma mignonne, qu'as-tu donc? me demanda-t-elle, en me regardant avec attention. Comme tu es pâle, Manette ! répéta-t-elle en m'attirant vers son giron avec une sorte d'effusion brusque. Manette, ajouta-t-elle, souffres-tu quelquefois ainsi, mon enfant?... Tes yeux sont plus cernés qu'à l'ordinaire... Tes chères petites joues me semblent plus tirées... Voyons, Manette, ne me cache rien... Tu sais que je suis ta grand'mère, ta seule mère maintenant... ”
