Résumé

Victorine Monniot,  Marguerite à vingt ans : suite et fin du Journal de Marguerite… (1879)

“ « Quel endroit charmant! me disait Kate.
— Oh ! Kate, miss Guyon ! nous crièrent à la fois les deux enfants; venez donc nous aider; il y a tant de mûres ici , que nous n'y suffisons plus. »
Nous nous dirigions vers elles, lorsque de grands cris poussés derrière nous nous firent tressaillir. La voix de Mrs. Bowes dominait tout.
« Jack! Jack !. à moi ! disait-elle avec terreur.
— Mon Dieu ! qu'y a-t-il donc? me demanda Kate alarmée.
- Restez avec les enfants! m'écriai-je. »
Et je m'élançai du côté de Mrs. Bowes, tandis que Kate, Ellen et Betty couraient appeler Jack.
”
Source : Gallica

Victorine Monniot,  Marguerite à vingt ans : suite et fin du Journal de Marguerite… (1879)

“ C'est Mrs. Bowes qui me parle et me blesse par ses lèvres roses, s'exerçant aux accusations de la malveillance, aux sourires de la malignité. Aussi n'ai-je que de la pitié pour la petite fille; mais l'indignation fait bouillonner mon sang dans mes veines contre la mère coupable.
Mon Dieu, calmez-moi ! Apaisez cette irritation qui me séparerait de vous ; car vous n'habitez que dans la paix et dans la charité !
Pourtant, n'ètes-vous pas outragé? Puis-je ne pas ressentir les insultes faites à mon Père, à mon Dieu ? Plus je vous aime , plus je dois souffrir et m'indigner.
”
Source : Gallica

Victorine Monniot,  Marguerite à vingt ans : suite et fin du Journal de Marguerite… (1879)

“ « Pauvre enfant ! me disais-je ; la lumière du Seigneur a-t-elle pénétré dans ton âme? Apprendstu les heureux secrets qui transforment et consolent ? Entends-tu l'ineffable parole , la parole incréée, qui ne s'arrête pas aux parois du cœur, mais qui le perce et le transperce,— ou plutôt qui s'élève du milieu même de notre cœur et nous arrache à nous-mêmes, pour nous ravir en Dieu ? »
La messe était finie , que Kate priait encore.
J'eusse voulu respecter son recueillement ; mais Betty, trouvant le temps un peu long, poussa doucement sa sœur en lui disant : « Miss Guyon nous attend. »
”
Source : Gallica

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