Victorine Monniot

Élements biographiques

Victorine Monniot Le journal de Marguerite, ou Les deux années préparatoires à la première communion… (1878)

Quand saurons-nous si papa est arrivé heureusement? Je prie pour lui, soir et matin ; et maman et Mademoiselle aussi, Berthe et Stéphanie, et Marie et Jeanne, de même; il faut espérer que toutes ces prières lui porteront bonheur.
L'église de Saint-Denis n'est pas belle et ne ressemble pas du tout à celles de Paris ; cela n'empêche pas que je ne l'aime et que je ne sois heureuse, quand j'y vais, puisque le bon Dieu y est et que c'est lui qu'on y cherche. D'ailleurs, c'est très-étonnant, mais c'est vrai : il ne me semble plus, là, que je sois loin de la France, de tous nos amis et de papa
Source : Gallica

Victorine Monniot Marguerite à vingt ans : suite et fin du Journal de Marguerite… (1879)

« Quel endroit charmant! me disait Kate.
— Oh ! Kate, miss Guyon ! nous crièrent à la fois les deux enfants; venez donc nous aider; il y a tant de mûres ici , que nous n'y suffisons plus. »
Nous nous dirigions vers elles, lorsque de grands cris poussés derrière nous nous firent tressaillir. La voix de Mrs. Bowes dominait tout.
« Jack! Jack !. à moi ! disait-elle avec terreur.
— Mon Dieu ! qu'y a-t-il donc? me demanda Kate alarmée.
- Restez avec les enfants! m'écriai-je. »
Et je m'élançai du côté de Mrs. Bowes, tandis que Kate, Ellen et Betty couraient appeler Jack.
Source : Gallica

Victorine Monniot Le journal de Marguerite, ou Les deux années préparatoires à la première communion… (1878)

Car, devant le bon Dieu, il ne doit pas y avoir de différence pour cela plus que pour le reste. — Tu as raison ; nous l'aimons toutes deux : nous avons le même âge. N'est-ce pas, ma sœur Marguerite, que tu sens maintenant que tu peux tout lui sacrifier? — Oui, Marie, tout; mais il est si bon qu'il ne veut pas trop affliger. — Le bonheur qu'il promet est là-haut, tu le sais ; et c'est celui-là que nous devons attendre. - Eh bien! Marie, demande-le pour moi. — Non, tu as une mère et tu dois désirer de vivre pour elle. — Marie, elle est la tienne aussi ! — Oui, ma sœur, et je la chéris.
Source : Gallica

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