Myriam, Lis et violettes (1897)
“ Le rêve de toute sa vie allait bientôt être une réalité ; elle qui ambitionnait uniquement la joie austère du dévouement et du sacrifice, elle allait mourir parce qu'elle s'était dévouée et sacrifiée. La vierge lorraine, Jeanne d'Arc, à qui, peu de mois auparavant, elle adressait l'ardente invocation qui suit : « Sœur, ange, amie, toi que j'aime de toute la force de mon âme, toi qui m'as sauvée de l'esclavage dans la personne d'une de mes aïeules, toi qui croyais à la justice, à la liberté, à la victoire, obtiens-moi quelques étincelles de ta foi, de ton espérance, de ta vaillante charité. » ”
