Myriam

Élements biographiques

Myriam,  Lis et violettes (1897)

“ Le rêve de toute sa vie allait bientôt être une réalité ; elle qui ambitionnait uniquement la joie austère du dévouement et du sacrifice, elle allait mourir parce qu'elle s'était dévouée et sacrifiée.
La vierge lorraine, Jeanne d'Arc, à qui, peu de mois auparavant, elle adressait l'ardente invocation qui suit : « Sœur, ange, amie, toi que j'aime de toute la force de mon âme, toi qui m'as sauvée de l'esclavage dans la personne d'une de mes aïeules, toi qui croyais à la justice, à la liberté, à la victoire, obtiens-moi quelques étincelles de ta foi, de ton espérance, de ta vaillante charité. »
”
Source : Gallica

Myriam,  Lis et violettes (1897)

“ C'est à côté d'un berceau où dort un ange aux yeux bleus que je vous écris, ma chère amie; c'est vous dire que je suis tante.
Ce bonheur que vous connaissez, je ne me serais jamais doutée qu'il fût si doux et qu'il y eût tant de joie au cœur pour un si petit être naissant. Celui-ci, il est vrai, était bien vivement désiré de toute la famille, et nous ne cessons de bénir Dieu de cette grâce l'un pour l'autre. Puisse notre chère enfant vivre, grandir, et ressembler à sa mère dans ses qualités charmantes ! Depuis quelques jours, je ne vis que dans l'avenir et dans ma petite Marie.
”
Source : Gallica

Myriam,  Lis et violettes (1897)

“ Silence de la nature, silence du tabernacle, avec les oiseaux et les anges ; puis, un livre, un livre où bat le cœur d'un homme, d'un chrétien qu'on aime sans l'avoir vu ; puis la poésie : chanter ce qui remplit l'âme.
Mon Dieu, mon Dieu, la souffrance a été sans amertume ; il y avait une sorte de joie très élevée à se sentir détachée par vous. Faites que je m'en souvienne !. »
Le début de l'année 1887 fut des plus pénibles; la malade comprit que sa fin était proche. « Qu'on ne me parle pas de guérison, disait-elle, j'ai trop bien senti la mort. »
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature