Myriam, Lis et violettes (1897)
“ Cette disposition, apanage des grandes âmes, engendre trop souvent l'intolérance et la sévérité à l'égard des autres ; Mlle Sauvan, préservée par l'exquise bonté de son cœur, ne connut pas cet écueil; jamais elle ne se montra exigeante que pour elle-même. Quoique son enfance eût été profondément attristée par les scènes de la Révolution, elle aimait, au déclin de la vie, à revenir sur ses jeunes années ; les ombres qui les avaient obscurcies s'étaient atténuées sous l'action du temps, et seul le souvenir des joies et des affections familiales les éclairait d'un pur et doux reflet. ”
