Athanase Garnier-Audiger

Élements biographiques

Athanase Garnier-Audiger,  Mémoires sur la cour de Louis Napoléon et sur la Hollande (1828)

“ La Hollande , devenue partie de mon empire , si vous eussiez été ce que vous deviez être, m'eût été d'autant plus chère, que je lui avais donné un prince qui était presque mon fils. En vous mettant sur le trône de Hollande, j'avais cru y placer un citoyen français; vous avez suivi une route diamétralement opposée; je me suis vu forcé de vous interdire la France, et de m'emparer d'une partie de votre pays. Lorsque vous vous montrez mauvais Français, vous êtes moins pour les Hollandais qu'un prince d'Orange, auquel ils doivent le rang de nation et une longue suite de prospérité et de gloire. ”
Source : Gallica

Athanase Garnier-Audiger,  La cour de Hollande sous le règne de Louis Bonaparte… (1823)

“ Dans la salle commune c'était un tapage épouvantable, et je ne concevais pas comment ces Hollandais si paisibles, si calmes, pouvaient ce jour-là être aussi bruyans. En France, il n'y a que le peuple, proprement dit, qui se livre à cette grosse gaîté, à cet oubli, pour ainsi dire, de toute bienséance; tandis qu'en Hollande il n'est pas rare de voir ce qu'on appelle la classe bourgeoise s'abandonner les jours de fêtes, dans les lieux de rassemblemens publics, à une turbulente hilarité qui contraste d'une manière bien frappante avec leur sang-froid et leur habituelle tranquillité. ”
Source : Gallica

Athanase Garnier-Audiger,  Souvenirs et anecdotes sur les comités révolutionnaires… (1830)

“ « Citoyen commissaire, vous êtes bête!- Non ! je ne le suis pas, répliqua celui-ci, car j'ai garde à carreau.
-C'est égal, répéta tout l'auditoire, vous n'en êtes pas moins bête, et vous paierez la régalade. » L'huissier proteste, s'inscrit en faux et dit qu'il ne la paiera pas; on s'échauffe, on dispute, et le garde-champêtre, sans égard pour la qualité du commissaire, lui assène vigoureusement, et sans les compter, un déluge de coups de poing ; celui-ci riposte, repousse
la force par la force, et même avec quelque avantage, lorsque le sabotier, enchanté de l'occasion, se mit de la partie
”
Source : Gallica

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