Theodoor Jorissen

Élements biographiques

Portrait de Theodoor Jorissen Theodoor Jorissen Napoléon Ier et le roi de Hollande… (1868)

Les frères, grâce à l'influence malheureuse de la politique arbitraire de l'empereur et des suggestions de Larochefoucauld, ne se fiaient pas l'un à l'autre. Tous les deux s'accusaient d'hypocrisie. Le plus faible ne voyait dans la défaveur et dans la colère de l'autre qu'autant d'artifices pour étourdir sa malheureuse victime et avancer lentement vers l'incorporation de la Hollande. Chaque jour, — le roi le sentait — l'heure fatale approchait.
Source : Gallica

Portrait de Theodoor Jorissen Theodoor Jorissen Napoléon Ier et le roi de Hollande… (1868)

Le génie de Napoléon se releva pour ne pas se perdre dans la lutte et pour conquérir l'inaccessible.
Le frère, qui avait eu le courage de rejeter les faveurs impériales lorsque toute l'Europe les briguait, qui avait eu la force de subir l'exil plutôt que de devenir infidèle à ses devoirs et à sa conscience, qui avait résisté au tout-puissant empereur de France lorsque celui-ci se trouvait au comble de sa gloire et de sa puissance, tendit la main librement et sans contrainte en signe de réconciliation, dès que les coups sévères de l'adversité atteignirent le chef de sa famille.
Source : Gallica

Portrait de Theodoor Jorissen Theodoor Jorissen Napoléon Ier et le roi de Hollande… (1868)

Déjà le 9 Juillet il signait le décret par lequel la Hollande, émanation du territoire de la France, était réunie à l'empire. Cinq jours après, le vieux duc de Plaisance, architrésorier de l'empire, faisait son entrée à Amsterdam en qualité de lieutenant-général de l'empereur. La Hollande courbait la tête sous la lourde main du vainqueur.
La protestation contre la violence que la nation subit et qu'elle ne pouvait manifester elle-même, émanait de l'infortunée victime qui avait préféré un bannissement volontaire à un trône sans dignité et sans liberté.
Source : Gallica

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