Résumé

Athanase Garnier-Audiger La cour de Hollande sous le règne de Louis Bonaparte… (1823)

Dans la salle commune c'était un tapage épouvantable, et je ne concevais pas comment ces Hollandais si paisibles, si calmes, pouvaient ce jour-là être aussi bruyans. En France, il n'y a que le peuple, proprement dit, qui se livre à cette grosse gaîté, à cet oubli, pour ainsi dire, de toute bienséance; tandis qu'en Hollande il n'est pas rare de voir ce qu'on appelle la classe bourgeoise s'abandonner les jours de fêtes, dans les lieux de rassemblemens publics, à une turbulente hilarité qui contraste d'une manière bien frappante avec leur sang-froid et leur habituelle tranquillité.
Source : Gallica

Athanase Garnier-Audiger La cour de Hollande sous le règne de Louis Bonaparte… (1823)

Tous les différens services de la maison du roi restés au palais d'Amsterdam, où ils vivaient en chanoines, indépendamment des inquiétudes communes à tout le monde, se tourmentaient encore dans un autre genre que les habitans. Si le roi ne revenait pas, chacun se voyait dépossédé d'une place à laquelle il tenait, et dans l'oisiveté où vivait la majeure partie de ce monde-là, on conçoit l'incohérence de tous leurs discours, et dans quelles erreurs ils durent jeter tous ceux qui venaient au palais pour apprendre des nouvelles de Paris.
Source : Gallica

Athanase Garnier-Audiger La cour de Hollande sous le règne de Louis Bonaparte… (1823)

Les Français qui avaient accompagné le roi en Hollande ne pouvaient presque pas s'imaginer qu'ils fussent en pays étranger, car ils vivaient à La Haye comme s'ils eussent été à Paris, et leur pétulance, que les Hollandais ne manquent jamais de leur reprocher, s'accommodait assez bien de la gravité presque constitutionnelle de cette nation flegmatique. Les femmes paraissent avoir moins de tendance que les hommes à cette méthodique tranquillité nationale.
Source : Gallica

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