Résumé

Athanase Garnier-Audiger Souvenirs et anecdotes sur les comités révolutionnaires… (1830)

« Citoyen commissaire, vous êtes bête!- Non ! je ne le suis pas, répliqua celui-ci, car j'ai garde à carreau.
-C'est égal, répéta tout l'auditoire, vous n'en êtes pas moins bête, et vous paierez la régalade. » L'huissier proteste, s'inscrit en faux et dit qu'il ne la paiera pas; on s'échauffe, on dispute, et le garde-champêtre, sans égard pour la qualité du commissaire, lui assène vigoureusement, et sans les compter, un déluge de coups de poing ; celui-ci riposte, repousse
la force par la force, et même avec quelque avantage, lorsque le sabotier, enchanté de l'occasion, se mit de la partie
Source : Gallica

Athanase Garnier-Audiger Souvenirs et anecdotes sur les comités révolutionnaires… (1831)

Vous n'aimez donc pas la révolution, mon brave homme?
- Si fait da, monsieur ou citoyen; mais je ne peux pas sentir les révolutionnaires : ces enragés qui, au lieu de faire la chasse aux abus, et il y avait bien de quoi s'occuper, font des choses abominables, et qui sont bien plus pires que l'ancien régime ; si on les laisse faire, c'te petite rivière que vous voyez là-bas à votre droite, ils sont dans le cas de la détourner, si la fantaisie les en prend. Je voudrais qu'un jour d'orage le tonnerre les écrasât tous.
Source : Gallica

Athanase Garnier-Audiger Souvenirs et anecdotes sur les comités révolutionnaires… (1830)

La commune de Joigny était loin de jouir de l'espèce de calme qu'on remarquait à Villeneuve-sur-Yonne, où les honnêtes gens s'étaient emparés du pouvoir révolutionnaire, en l'arrachant heureusement des mains des sots, des méchants et des brouillons. Une société populaire se forma à Joigny, elle eut d'abord pour président un jeune avocat qui, sous des dehors de piété, entretenait une correspondance très-active avec les sociétés les plus impies de la capitale.
Source : Gallica

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