Edmond Biré,
Paris pendant la Terreur
(1890)
“ Lorsqu'il faut mourir, nous sommes bien les fils des Français d'autrefois ; mais au-dessus de ce courage en face de la mort, si admirable soit-il, n'en est-il pas un autre, plus élevé, plus noble, plus digne d'un grand cœur, celui qui résiste, sur la place publique, aux préjugés et aux passions de la foule, celui qui, dans une Assemblée, sait dire non à une majorité égarée, non à une loi injuste, non à une mesure criminelle? C'est là le courage le plus nécessaire en temps de révolution, — le plus nécessaire et le plus rare. Au sein de la Convention nationale, il fait complètement défaut. ”
