Jean Jaurès,
Histoire socialiste de la France contemporaine
(1901-1908)
“ Mais il est visible qu’à l’Assemblée électorale des Bouches du-Rhône il n’y a aucun parti-pris de secte, aucun esprit de faction. Les mêmes hommes, qui acclamaient, tout à l’heure, les massacres de septembre, s’indignent maintenant contre les prétentions dictatoriales de la Commune de Paris ; et ils s’en remettent à Barbaroux du soin de fixer leur sentiment sur Robespierre. Barbaroux abusa de leur bonne foi au profit de ses amitiés girondines. Il abusa aussi de leur confiance pour diriger les élections plus qu’il ne convenait à l’expression sincère et libre de la pensée populaire. ”
