Résumé

Jean-Baptiste Berger Une Famille de héros, ou Histoire des personnages qui ont illustré le nom de Montmorenci… (1860)

SIRE DE MONTMORENCI, CONNETABLE DE FRANCE.
Si les vertus qui honorent le plus l'humanité, telles que la grandeur d'âme, la franchise, la générosité, le désintéressement jointes à un courage et à des exploits héroïques, suffisent pour mériter à un citoyen le nom de Grand, on peut dire que personne ne s'est montré plus digne d'un si glorieux titre que MATTHIEU II. Sa vie n'offre qu'une suite continuelle de travaux, de victoires et de conquêtes. Il est peut-être le seul guerrier de son temps qui ne combattit jamais qu'en faveur de la religion, de ses rois et de la patrie.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Berger Une Famille de héros, ou Histoire des personnages qui ont illustré le nom de Montmorenci… (1855)

Son imagination alarmée lui représente le roi de France, armé de toutes les foudres de la vengeance, entrant dans ses Etats, et portant partout le fer et le feu pour venger la mort de son connétable. Il croit aussi voir ses sujets également furieux, au lieu d'embrasser sa défense, se joindre aux Français pour lui faire rendre compte du sang qu'il a versé. Devenu pour tous les hommes un objet d'horreur et d'exécration, il n'y a plus d'asile pour lui en Europe, pas même chez les Anglais, qu'il avait offensés. Plus il réfléchit, plus son âme est déchirée de douleur et de remords.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Berger Une Famille de héros, ou Histoire des personnages qui ont illustré le nom de Montmorenci… (1867)

Ce ne fut pas dans son quartier, qu'il tenait dans une vigilance continuelle, que Montmorenci se vit exposé aux plus horribles périls. Il était allé au logis du roi, lorsqu'il entendit sonner l'alarme, et vit la plaine couverte de fuyards qui abandonnaient le tertre de Saint-Denis, le plus important des postes que l'armée royale occupait, et sans lequel il était impossible de prendre Montpellier. Montmorenci, saisi d'indignation, se jette sur une petite haquenée, n'ayant pour arme que son épée, et vole au combat, suivi de quinze ou vingt seigneurs des plus braves de l'armée.
Source : Gallica

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