Résumé

Richard Girard de Bury Histoire de St. Louis, Roi de France

Elle ne laissa pas de verser beaucoup de larmes; et comme un jour Joinville l'eût trouvée tout en pleurs, il lui dit avec sa franchise ordinaire: «Madame, est bien vrai le proverbe qui dit qu'on ne doit mie croire femme à son pleurer; car le deuil que vous menez est pour la femme que vous haïssiez le plus en ce monde.» La reine lui répondit avec la même sincérité: «Sire de Joinville, si ce n'est pas pour elle aussi que je pleure, c'est pour le grand mes-aise en quoi le roi est, et pour ma fille Isabelle qui est demeurée en la garde des hommes [1] .»
Source : Gutenberg

Richard Girard de Bury Histoire de St. Louis, Roi de France

On laissa le comte d'Alençon, avec les Templiers, à la garde du camp et des malades: l'oriflamme fut déployée, et les rois de France, de Sicile et de Navarre, sortirent en armes, chacun à la tête de ses troupes: ils marchaient avec moins de bruit, mais aussi avec plus de hardiesse que les Sarrasins. Jamais on n'avait vu de plus belles dispositions pour le combat; cependant, ce fut plutôt une déroute qu'une bataille. Les barbares, repousses dès le premier choc, se renversent les uns sur les autres, jettent tous leurs armes, et cherchent leur salut dans une fuite précipitée.
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Richard Girard de Bury Histoire de St. Louis, Roi de France

Ces traits injurieux firent une telle impression dans le public, qu'un bon religieux, poussé d'un zèle indiscret, en fit une vive réprimande à la reine. L'innocence est toujours humble, toujours modeste. J'aime le roi mon fils, répondit Blanche avec douceur, mais, si je le voyais prêt à mourir, et que, pour lui sauver la vie, je n'eusse qu'à lui permettre d'offenser son Dieu, le ciel m'est témoin que, sans hésiter, je choisirais de le voir périr, plutôt que de le voir encourir la disgrace de son Créateur par un péché mortel.
Source : Gutenberg

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