Jean-Pierre Guadet

Définition et enjeux

Pierre César,  Au moulin de la mort

“ Un nid d’aigles, ou plutôt de bêtes humaines, ce coin du Doubs, construit sur terre et non au sommet de rochers inaccessibles. On n’aimait pas Gaudat dans la vallée, même on le redoutait. D’ailleurs, dans l’âme du peuple, il n’y a pas, il ne peut pas y avoir d’estime pour l’homme qui passe une existence oisive, vivant d’expédients plus ou moins honnêtes. Mais Jean Gaudat se souciait fort peu de ce que l’on pensait et disait de lui ”
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Pierre César,  Au moulin de la mort

“ Alors, se tournant vers le père :
— Et toi, Jean Gaudat ! Est-ce que ta conscience, qui doit être plus noire que celle du diable, ne te crie aucun remords ? Parle ! Rappelle tes souvenirs !
— Je ne sais pas ce que tu veux de moi ! répliqua l’aubergiste, plus mort que vif. C’est mon fils qui a eu l’idée du coup. Je m’y suis opposé, mais inutilement.
À ces mots, on entendit une malédiction dans le coin où l’on avait relégué Ali Gaudat.
— Ah ! ah ! nous y voici ! s’écria Maurice.
”
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Pierre César,  Au moulin de la mort

“ Yvonnette était orpheline et Jean Gaudat ne savait qu’une chose : qu’elle s’appelait de ce nom et devait avoir un grand-oncle, quelque part en France.
Crimes inutiles. La fortune n’avait pas élu domicile chez Gaudat. Il jouait à la déveine, l’aubergiste du Doubs. Rien ne lui réussissait ; ses victimes étaient pauvres. De petites sommes d’argent, des louis fort peu, et l’un ou l’autre bijou. Bien mal acquis ne profite pas. Il fallait vivre, payer du vin que l’on buvait soi-même. Le rêve de son homme, la richesse n’était pas venue.
”
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