Monchoisy

Élements biographiques

Monchoisy,  La nouvelle Cythère (1888)

“ La vahiné est vénale sans être cupide. Elle ne se livre pas au premier venu pour échapper à la misère, et ne tient guère à l’argent. La misère est inconnue dans ce pays où, sous un ciel de feu, croissent naturellement les fruits et les racines dont se nourrit l’indigène. La vahiné « fait la fête » pour elle-même, pour le plaisir qu’elle y prend, pour l’ivresse qu’elle y trouve, pour le festin dont elle a sa part et où, parée de son peignoir le plus joli, couronnée de fleurs, elle se gorge de nourriture et de vin, en attendant la danse finale, l’upa-upa par laquelle s’achève l’orgie. ”
Source : Gutenberg

Monchoisy,  Revue des Deux Mondes

“ La langue est un des traits essentiels de la physionomie d’un peuple. Le parler créole de la Guadeloupe n’est pas tout à fait celui de la Martinique, qui diffère un peu de celui de la Guyane, et l’on s’exprime autrement à la Nouvelle-Orléans, à Maurice et à Bourbon, mais ce n’en est pas moins le trait commun de nos colonies, ce patois un peu enfantin, avec son charme familier, son goût de terroir, quelque chose d’un vieux vin de France qui, sous ces climats de feu, aurait dépouillé sa verdeur. ”
Source : Wikisource

Monchoisy,  La nouvelle Cythère (1888)

“ La vahiné est fille de la mer. Elle nage comme un poisson. Elle aime à se jouer dans l’eau. Le soir, vers cinq heures, des troupes de jeunes filles et de femmes vont se baigner dans la Fautaua, l’une des principales rivières de Tahiti, à une demi-heure de Papeete. Elles se jettent dans le torrent du haut d’une petite roche, plongent et replongent, restent sous l’eau une minute et plus, pour reparaître riant aux éclats. Elles ne sont point chastes, mais elles sont décentes. Dans l’eau, elles n’ont qu’un pareu, et s’arrangent de façon à ce qu’on ne voie que leurs bras fermes et ronds. ”
Source : Gutenberg

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