Adolphe Jollivet

Élements biographiques

Adolphe Jollivet Observations sur un projet d'ordonnance relatif au pécule et au rachat des noirs dans les colonies françaises… (1844)

On n'a jamais vu le maître se refuser au rachat de ses esclaves ; il s'est toujours montré jaloux d'encourager l'esprit d'ordre et d'émulation, en leur offrant l'appât de la liberté : mais si, à une convention volontaire, vous substituez un droit ; si vous méconnaissez la générosité du maître, ne craignezvous pas qu'il empêche l'esclave de se fermer le pécule sans lequel il ne pourra jamais se racheter ; ne craignez - vous pas que l'esclave, à son tour, n'emploie le vol, le désordre, pour arriver au rachat?
Source : Gallica

Adolphe Jollivet Les Colonies françaises devant la Chambre des Pairs… (1845)

Vous savez bien qu'elle ne peut aboutir à aucun résultat. Vous lui imposez l'obligation de trouver un moyen plus efficace où aussi efficace que le droit de visite pour réprimer la traite des noirs. Vous savez bien que cela n'est pas possible : lui imposer une semblable obligation, c'est lui demander une impossibilité ; c'est comme si vous exigiez d'elle qu'elle vous prouvât que deux fois deux font plus ou moins que quatre. Je sais bien, il est vrai, que vous espérez par ce moyen obtenir l'affranchissement des esclaves dans les colonies françaises...
Source : Gallica

Adolphe Jollivet Des pétitions demandant l'émancipation immédiate des noirs dans les colonies françaises (1847)

Décrétez l'émancipation des noirs, et vous décrétez un principe dont on ne peut retarder à son gré l'application. Annoncer l'émancipation en masse, c'est l'accomplir à moitié. Toutes les pensées se fixent sur cette grande mesure. Les espérances des uns, l'effroi des autres, ne laissent pas au gouvernement, jusqu'à l'accomplissement définitif, une seule journée de repos ; on ne condamne pas long-temps une société à cette attente.
Source : Gallica

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