Augustin Pécoul Quelques mots sur nos colonies… (1851)

A quel degré de richesse ces colonies n'eussent-elles pas atteint, si une politique intelligente et généreuse eût réglé leurs rapports avec la métropole ! L'accroissement de leur prospérité y eût multiplié au delà de toute expression la consommation des produits de la France, et, par une suite nécessaire, le tonnage des navires employés à ces échanges.
Eh bien, l'affranchissement des esclaves n'a pas tari leurs ressources. La liberté peut et doit être plus féconde encore que la servitude. Il y va de l'honneur de notre pays de le prouver.
Source : Gallica

Augustin Pécoul Quelques mots sur le projet de constitution pour les colonies (1853)

Pourquoi ne pas leur permettre de vivre et de se mouvoir librement dans le cercle des attributions qui constituent ce régime ? Pourquoi veut-on que, depuis le haut de l'échelle jusqu'en bas, ce soient toujours des délégués de là métropole exclusivement qui agissent et fonctionnent dans les affaires des colonies ? Quand le suffrage universel a été maintenu dans la France continentale, pourquoi le supprimer dans la France transatlantique ? Croit-on que le gros de la population soit de beaucoup plus avancé et moins capable d'abuser de ce droit dans l'une que dans l'autre !
Source : Gallica

Augustin Pécoul De l'Indemnité à payer aux colons… (1848)

Une fois qu'il est admis que la propriété, dans son essence, n'est autre chose que le droit concédé par la société à un de ses membres de jouir et de disposer de n'importe quoi, à l'exclusion de toutes autres personnes, les distinctions qu'on peut signaler entre le droit de propriété en tant qu'exercé sur les objets ordinaires et le droit de propriété en tant qu'exercé sur la personne des esclaves ne sauraient, en aucune manière, atteindre et modifier la garantie promise à cette nature de propriété, comme à toutes les autres, par la société.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature