Augustin Pécoul

Résumé

Augustin Pécoul Quelques mots sur nos colonies… (1851)

A quel degré de richesse ces colonies n'eussent-elles pas atteint, si une politique intelligente et généreuse eût réglé leurs rapports avec la métropole ! L'accroissement de leur prospérité y eût multiplié au delà de toute expression la consommation des produits de la France, et, par une suite nécessaire, le tonnage des navires employés à ces échanges.
Eh bien, l'affranchissement des esclaves n'a pas tari leurs ressources. La liberté peut et doit être plus féconde encore que la servitude. Il y va de l'honneur de notre pays de le prouver.
Source : Gallica

Augustin Pécoul Quelques mots sur nos colonies… (1851)

Du régime colonial de l'Espagne si nous passons à celui de l'Angleterre, que voyons-nous ?
CONDUITE DE L'ANGLETERRE A L'ÉGARD DE SES COLONIES.
Il est de bon goût, en France, de dire des Anglais que c'est un peuple de boutiquiers, un peuple avide, intéressé, dont tous les actes ne sont inspirés que par un sordide amour du gain.
Sans doute, l'Angleterre, en traitant avec les autres nations, a mérité souvent ce reproche, c'est son vilain côté, mais voyez-la dans ses rapports avec ses nationaux ! c'est une tout autre manière d'agir.
Source : Gallica

Augustin Pécoul Quelques mots sur nos colonies… (1851)

Il y a donc eu profit pour toutes les parties dans le régime commercial donné par l'Espagne à ses colonies. La prospérité que celles-ci ont recueillie de l'ouverture de leurs ports aux étrangers, a multiplié leurs consommations de toute sorte, et ouvert de plus grands débouchés aux produits du sol et de l'industrie de la mère patrie. La navigation nationale a en une plus grande masse de marchandises à transporter, et l'opulence générale a permis de prélever sur les recettes coloniales de larges subsides pour le trésor de la métropole.
Source : Gallica

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