Résumé

De Kermellec Lettres à M. le comte de***, sur le commerce des colonies… (1824)

C'est là que l'avantage de notre position se fait aussitôt sentir; et, quelque avance qu'ait prise l'Angleterre, il n'est pas dit qu'à la longue nous ne puissions lui enlever du moins une partie des biens immenses qu'elle retire de ce monopole.
D'un autre côté, les goûts du luxe devancent généralement partout l'industrie qu'ils excitent: tel peuple, encore dans l'enfance avant de devenir industriel, nous offrira, dans ce commerce lointain, de nouveaux débouchés dont nous prive aujourd'hui son défaut total de civilisation.
Source : Gallica

De Kermellec Lettres à M. le comte de***, sur le commerce des colonies… (1824)

Quand ces sortes d'impôts sont excessifs, la denrée renchérit ; quand la denrée renchérit, la consommation diminue ; quand la consommation diminue; la production s'en ressent nécessairement et revient à plus haut prix.
Ainsi, l'élévation des droits a ce double inconvénient, de diminuer le nombre des consommateurs français, et d'empêcher, par la cherté qu'elle entraîne, qu'il y ait de réexportations; seul moyen, comme je l'ai dit, de rétablir la balance désavantageuse du commerce direct avec nos colonies.
Source : Gallica

De Kermellec Lettres à M. le comte de***, sur le commerce des colonies… (1824)

En effet, que fait une métropole dans son commerce avec ses colonies ? elle échange, avec quelque argent, les produits de son sol et de son industrie pour des denrées et des matières premières, et non pour des objets de manufacture, qui peuvent lui nuire; et quand elle peut en ouvrer une partie et la réexporter, le travail qu'elle se procure par-là, et cette réexportation, lui sont d'un résultat doublement avantageux.
Source : Gallica

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