Résumé

Mémoire des habitants des colonies françaises (1828)

C'est ainsi qu'en Angleterre, où le prix du sucre est à peu près le même qu'en France, nous voyons la consommation s'élever à 110 millions de kilogrammes par an. L'aisance qui se répand chez nous dans toutes les classes, et qui a déjà tiercé nos besoins depuis cinq ans, produira, avec le temps, les mêmes résultats que chez nos voisins. En attendant, les produits des colonies ont augmenté avec les besoins de la France et sous la protection des tarifs, ils sont susceptibles de recevoir encore de grands développements, et nul doute qu'ils ne puissent suffire à la consommation du royaume.
Source : Gallica

Mémoire des habitants des colonies françaises (1828)

Nous répondrons que, si les circonstances exigent un jour des modifications dans le régime colonial, il faut attendre que nos colonies aient repris assez de force, assez de vie pour supporter ces modifications sans courir le risque d'une destruction prochaine. Nous dirons, enfin, qu'il convient d'attendre que les produits de la France aient pris insensiblement faveur dans les marchés étrangers, car le commerce français n'est pas aujourd'hui, plus que les colonies, en état de supporter la perte des débouchés qui lui appartiennent.
Source : Gallica

Mémoire des habitants des colonies françaises (1828)

Les producteurs de sucre étranger, au contraire, paient moins d'impôts et supportent moins de charges locales. Ils reçoivent, à la Havane, à la Côte-Ferme et au Brésil, tout ce dont ils ont besoin, par tous les pavillons, à des prix modérés et payables à longs termes; ce qui, joint à la fertilité d'un sol encore neuf, leur permet d'économiser 30 à 40 pour cent sur les frais d'exploitation et sur leur consommation.
Source : Gallica

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