Alexandre Foignet

Résumé

Alexandre Foignet,  Quelques réflexions sur les colonies (1831)

“ Tout est certain avec le régime de réciprocité qui lie les colonies à la France ; elles ne reçoivent exclusivement que de la métropole les objets qui leur sont nécessaires, qu'elle peut leur fournir, et ce, au prix qu'elle leur impose. La France consomme leur sucre comme production française, de préférence aux denrées étrangères. L'admission des sucres étrangers rompt le pacte, et tout devient doute, incertitude, arbitraire.—Quoi qu'il en soit, la franchise du commerce n'offrira d'avantages à la France, que lorsqu'elle pourra, par de nouveaux efforts, produire et transporter à meilleur marché. ”
Source : Gallica

Alexandre Foignet,  Quelques réflexions sur les colonies (1831)

“ Si la France ne doit point renoncer à sa marine, si au contraire elle doit y porter tous ses soins, la question des colonies est résolue. Tout le monde sentira en effet combien elles sont précieuses, quand l'Angleterre met tant de soin et d'or pour se procurer des lieux de relâche dans toutes les mers du monde; quand elle fait annuellement tant de sacrifices, de frais de garnison et d'entretien pour se conserver, outre ses colonies lucratives, Gibraltar, Malte, les Sept-Iles, le cap de Bonne-Espérance, Sainte-Hélène, l'Ile-de-France, Héligoland, etc. ”
Source : Gallica

Alexandre Foignet,  Quelques réflexions sur les colonies (1831)

“ Notre bonne intelligence avec l'Angleterre peut cesser : il y a rivalité sur tous les intérêts. Le moindre motif, le plus petit incident peut et doit amener, plus tôt ou plus tard, des débats entre elle et la France. A défaut de motifs, notre prospérité seule, si elle s'élevait à un certain degré, en deviendrait un suffisant, pour qu'elle cherchât à en arrêter l'essor par une guerre, surtout si nous trouvant dépourvus de moyens de défense et d'attaque, cette guerre lui offrait, à peu de risques, un succès certain. ”
Source : Gallica

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