Résumé

Les colonies devant les Chambres et le pays (1843)

Quand les surtaxes du sucre étranger et les primes du sucre colonial ont été établies, ce n'est pas au colon producteur qu'elles ont profité, car il ne s'est pas enrichi; c'est le commerce de la métropole, sa production agricole, son industrie manufacturière, sa navigation, qui étaient protégés par le monopole que l'on conservait. A cette heure que le sucre colonial trouve en France un produit qui lui fait concurrence dans la consommation, qui partage ses primes à l'exportation, c'est à la fois le colon et le producteur des objets destinés à la colonie qui souffrent.
Source : Gallica

Les colonies devant les Chambres et le pays (1843)

Les hommes les plus prévenus conviendront que la production du sucre colonial joue un certain rôle dans le mouvement économique de la France. Elle se range nécessairement au nombre des cinq ou six grandes industries qui doivent éveiller plus particulièrement la sollicitude du gouvernement et du pays.
L'importance d'une industrie se déduit ordinairement, soit de la masse des valeurs qu'elle met en circulation, soit du nombre de bras qu'elle occupe, soit du revenu social qu'elle donne, soit des Impôts qu'elle produit au trésor et de quelques autres circonstances encore.
Source : Gallica

Les colonies devant les Chambres et le pays (1843)

Depuis quinze ans que les chambres et la presse cherchent une solution à ce problème qui se complique de jour en jour davantage , on a multiplié à l'infini les calculs qui se rattachent à la production et à la consommation coloniales, au mouvement maritime, aux impôts de douane, etc. On a vingt fois posé la question de savoir si les colonies sont utiles ou nuisibles à la France; s'il faut protéger ou laisser périr le sucre de canne; si l'émancipation doit être prochaine ou éloignée ; et surtout si la betterave doit vivre concurremment ou non avec la denrée tropicale.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature