Jules Lechevalier Saint-André

Résumé

Jules Lechevalier Saint-André Renseignemens sur les questions coloniales (1841)

Au surplus, s'il faut dire toute ma pensée, la condition du matelot des classes, avec la caisse des invalides, avec la vie réglée qu'il doit à la discipline, et les soins moraux et physiques dont il est l'objet, me paraît, en principe, plus conforme à la dignité de l'homme et du citoyen que le vagabondage du salarié, sous le régime de la libre concurrence.
Source : Gallica

Jules Lechevalier Saint-André Renseignemens sur les questions coloniales (1841)

Quand on pense à l'immense commerce que Bordeaux, Marseille et l'Espagne ont trouvé moyen de fonder avec les fruits secs, on s'étonne qu'un peuple qui a chez lui l'ananas, la banane et le sucre, ainsi que beaucoup d'autres fruits susceptibles de préparation, n'ait pas couvert tous les marchés et toutes les tables de ses produits. Les industries qui se rapportent à l'art du confiseur sont d'autant plus précieuses pour les colonies, que l'infériorité du sucre de betteraves, dont les confiseurs ne peuvent pas faire usage à l'état brut, est bien constatée quant à ce genre de travail.
Source : Gallica

Jules Lechevalier Saint-André Renseignemens sur les questions coloniales (1841)

Ce ne serait là qu'une solution de désespoir, elles habitans des Colonies ne voudraient pas y arrêter leur pensée. La France le veut encore moins sans doute, car la civilisation ne se renie pas elle-même. Or, coloniser ou civiliser, c'est au fond la même chose. Toute société viable doit se proposer un but d'extension et propager au dehors le principe de sa vie. Il n'y a que les nations frappées de stérilité qui ne colonisent pas.
Source : Gallica

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