Résumé

Mémoire pour les Colonies françaises (1821)

Loin de nous cependant la pensée de vouloir justifier la contrebande ; mais dans les Colonies elle n'est pas sans quelques avantages pour le commerce national : car si on la fait chez nous, nous la faisons chez les autres. Qu'avons nous à craindre? Les cotons de l'Angleterre et des Indes, objets la plupart de luxe, peu vendus dans un temps de calamité; mais les Colonies voisines des nôtres font une large consommation de nos vins, eaux-de-vie, toiles, bijouteries, huiles, soieries, batistes, modes, etc. Ce ne sont pas les Colons qui profitent de cette contrebande, mais bien la métropole.
Source : Gallica

Mémoire pour les Colonies françaises (1821)

Le commerce intérieur ou local des Colonies est encore plus à plaindre. Ce sont des commissionnaires qui ont fait des avances immenses à l'agriculture, dans l'intérêt de la métropole, puisqu'il s'agissait de relever des manufactures, d'augmenter la masse des produits, et de remplir des engagemens contractés. Aujourd'hui l'agriculture est condamnée, par la force des choses, à être infidèle à ses promesses, et le trop confiant commissionnaire demeure à découvert, exposé à toute la rigueur de ses bailleurs de fonds.
Source : Gallica

Mémoire pour les Colonies françaises (1821)

Si l'on fait un sacrifice aux Colonies, ou il consiste en ce qu'on n'accorde pas à tous les sucres étrangers la même faveur qu'à ceux des pays français, ou en ce qu'on pourrait impunément frapper ces derniers du plus haut droit perçu aujourd'hui sur le sucre étranger.
Source : Gallica

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