Mémoire pour les Colonies françaises (1821)
“ Loin de nous cependant la pensée de vouloir justifier la contrebande ; mais dans les Colonies elle n'est pas sans quelques avantages pour le commerce national : car si on la fait chez nous, nous la faisons chez les autres. Qu'avons nous à craindre? Les cotons de l'Angleterre et des Indes, objets la plupart de luxe, peu vendus dans un temps de calamité; mais les Colonies voisines des nôtres font une large consommation de nos vins, eaux-de-vie, toiles, bijouteries, huiles, soieries, batistes, modes, etc. Ce ne sont pas les Colons qui profitent de cette contrebande, mais bien la métropole. ”
