Résumé

Des Douanes et des colonies. Observations préliminaires à la discussion de la loi dans les deux… (1822)

Quelle garantie d'ailleurs aurions-nous que la différence du droit sur les sucres étrangers, aujourd'hui suffisante, le fut encore demain, pour empêcher ces sucres d'entrer dans notre consommation? Il est de fait qu'il y a surabondance de celte denrée sur tous les marchés de l'Europe: ainsi la force des choses peut amener une baisse qui détruirait toute l'économie de notre loi et viendrait encore une fois bouleverser toutes nos places de commerce. Celle même surabondance offre une garantie certaine contre l'insuffisance éventuelle des approvisionnemens provenant de nos colonies.
Source : Gallica

Des Douanes et des colonies. Observations préliminaires à la discussion de la loi dans les deux… (1822)

La grande prospérité des colonies sous le gouvernement de nos rois , tous les désastres qu'elles ont éprouvés par la révolution ; les sacrifices immenses qu'elles ont faits, et la lutte qu'elles ont courageusement soutenue à toutes les époques , pour se conserver à la France ou pour repousser la révolution et les gouvernemens usurpateurs qui se sont succédés dans la métropole , ne permettent pas de mettre en doute le dévouement des colons à la monarchie des Bourbons, et leur voeu unanime de rester Français.
Source : Gallica

Des Douanes et des colonies. Observations préliminaires à la discussion de la loi dans les deux… (1822)

Elle ne peut en espérer d'autre avantage que de subvenir par elle-même à sa propre consommation de denrées coloniales : elle ne doit plus prétendre à en fournir à l'étranger , puisqu'il est des contrées quelle ne possède pas , qui en produisent à meilleur marché que ses colonies. Ce débouché intérieur, au reste, est tel que la France consomme annuellement pour des sommes énormes de productions étrangères, qu'elle pourrait trouver chez elle en encourageant son agriculture coloniale.
Source : Gallica

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