Résumé

Question des sucres : considérations adressées à Messieurs les Membres des chambres législatives… (1843)

Qu'une perception régulière continue d'assurer au Trésor la rentrée des droits sur le sucre indigène; qu'une résolution solennelle des Chambres écarte à tout jamais cette pensée odieuse de l'interdiction, cette pensée illusionnante de l'indemnité, et tous ces maux imaginaires, tout cet attirail de calamités, tous ces fantômes qu'on a évoqués, tout aura disparu, et la France vous devra, Messieurs, un exemple du respect dit au travail national, et la conservation d'une industrie qui viendra un jour rendre une éclatante justice à la sagesse de vos résolutions.
Source : Gallica

Question des sucres : considérations adressées à Messieurs les Membres des chambres législatives… (1843)

Ce ne sera pas assez d'enlever au travailleur français la production du sucre; à notre agriculture la précieuse culture de la betterave, se liant si heureusement à l'éducation des bestiaux; au consommateur une garantie contre toute élévation désordonnée dans le prix d'une denrée de première nécessité ; ce ne sera pas assez de sacrifier cette autre industrie agricole, le sucre de fécule, appelé à devenir d'une importance immense et à porter des améliorations heureuses dans le système alimentaire du pauvre.
Source : Gallica

Question des sucres : considérations adressées à Messieurs les Membres des chambres législatives… (1843)

Faudra-t-il donc reconnaître que la protection n'a été acquise à notre industrie sucrière qu'alors seulement qu'elle n'était qu'à l'état d'essai, que sa réussite était problématique; que trente années de sacrifices de toute nature, capitaux, intelligence, travail, doivent conduire, dès les premiers jours de la réussite, à une agonie de l'industrie sous le poids de charges disproportionnées à ses forces, ou à une honteuse immolation ?
Source : Gallica

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