Résumé

Louis Fournier Le sucre colonial et le sucre indigène (1839)

La prospérité de notre agriculture générale importe trop au pays, pour ne pas étudier avec soin les causes qui peuvent réagir sur elle. Son premier besoin est d'être éclairée et non pas égarée; car il lui importe surtout de ne pas être poussée dans des voies dont l'expérience n'aurait pas justifié les résultats utiles. Aujourd'hui que le sucre indigène est parvenu à une quantité considérable de production , examinons si l'influence qu'exerce cette industrie est réellement aussi étendue, aussi favorable à toute l'agriculture nationale qu'on l'a prétendu.
Source : Gallica

Louis Fournier Le sucre colonial et le sucre indigène (1839)

Ce serait un malheur pour le sucre de betterave, si, affranchi des frais que le sucre de nos colonies paie à notre navigation pour arriver dans nos ports, le premier ne pouvait encore aujourd'hui, avec un pareil avantage, supporter un impôt égal à celui qui frapperait le sucre de nos colonies. Tant qu'il en serait ainsi, le sucre indigène conserverait le rang qui lui appartient parmi les belles conquêtes de la science, mais ne saurait prétendre à se classer et se maintenir parmi les produits de l'industrie
Source : Gallica

Louis Fournier Le sucre colonial et le sucre indigène (1839)

Enfin, ceux qui ne lui apprendraient pas que la fabrication du sucre indigène n'est pas un intérêt agricole, mais seulement un intérêt manu/acturier, tout-àfait distinct et séparé de celui de l'agriculture?
En effet, en admettant même que la betterave ait réellement toutes les qualités, tous les avantages agricoles qu'on lui a attribués, cela reste toujours étranger à la question. L'intérêt de l'agriculture proprement dite n'y est nullement engagé, car l'impôt n'atteint pas la
betterave dans aucun de ses emplois, ni de ses usages agricoles.
Source : Gallica

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