Résumé

Timothée Dehay Les Colonies et la métropole, le sucre exotique et le sucre indigène… (1839)

En principe et en fait, tout le monde reconnaît donc que l'introduction de la culture de la betterave est, sous tous les rapports, économiques et moraux, avantageuse pour l'agriculture.
Mais, en principe et en fait, tout le monde reconnaît aussi que l'agriculture est le fondement de toute industrie et de tout commerce, le premier élément de la puissance d'une nation et la base principale de toute prospérité nationale (1) .
Source : Gallica

Timothée Dehay Les Colonies et la métropole, le sucre exotique et le sucre indigène… (1839)

A l'étranger sans doute? car n'ayant plus dans la métropole d'ouvriers qui le fabriquent puisque vous aurez tué leur fabrication, n'ayant' plus dans les colonies des esclaves qui le cultivent puisqu'il n'y aura plus d'esclavage, il faudra bien s'en passer ou s'adresser pour en avoir à ses voisins. L'étranger aura donc alors le monopole entier de votre consommation. Mais l'étranger, nous direz-vous, paiera alors un fort droit d'entrée au Trésor ; nous n'en disconvenons pas. Mais quand ce droit sera payé, quand ces conditions fiscales seront remplies, qui paiera le sucre aux fabricans étrangers?
Source : Gallica

Timothée Dehay Les Colonies et la métropole, le sucre exotique et le sucre indigène… (1839)

Ne rattachez donc pas seulement votre existence au commerce des colonies. Une nation peut fort bien ne pas posséder de colonies et avoir un commerce maritime très respectable et très étendu. Les États-Unis, dont nous venons de parler, ne sont-ils pas dans ce cas ? Et cependant leur commerce maritime est immense et leurs bâtimens sillonnent tentes les mers. Et nous pouvons encore citer pour exemple la Hollande, qui possédait déjà une mariné respectable et faisait un commerce considérable avant d'avoir des colonies (1) !
Source : Gallica

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