Alphonse de Chazelles

Résumé

Alphonse de Chazelles Étude sur le système colonial (1860)

Les grandes productions sont d'ordinaire moins chères que les petites. Si l'inégalité de la taxe affectait celles-ci, en réduisait le profit, ce n'est pas en se restreignant, mais, au contraire, en s'étendant qu'elles pourraient retrouver les avantages que leur enlèverait l'égalité de l'impôt ; et, quant à celles-là, si l'influence du droit différentiel leur laissait encore des bénéfices, rien ne s'opposerait à ce qu'elles en recherchassent, l'augmentation dans une extension de production qui ne peut avoir de règle et de limite que les besoins de la consommation 2.
Source : Gallica

Alphonse de Chazelles Étude sur le système colonial (1860)

L'impôt ne se perçoit pas sur l'impôt lui-même ; il ne doit pas non plus se prélever sur les frais que coûte l'importation, car ce serait renverser le bon sens, et prendre au rebours les notions d'après lesquelles s'est fondé et se développe le commerce extérieur. Le prix à l'acquitté ou à l'entrepôt, c'est-à-dire l'impôt ou les frais compris, ne serait ni l'un ni l'autre une base équitable et rationnelle.
Source : Gallica

Alphonse de Chazelles Étude sur le système colonial (1860)

Il ne s'agit plus d'interdire la production indigène, de fermer les fabriques, de supprimer la betterave : le gouvernement en eût-il la volonté, n'en aurait pas le pouvoir. Il ne s'agit pas davantage de relever la protection que le système colonial donnait naguère au produit national contre le produit étranger sur le marché intérieur, et moins encore de prohiber celui-ci pour la plus grande prospérité de celui-là : les nécessités du mouvement extérieur ne le permettent pas.
Source : Gallica

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