Amédée Hamon, Des Colonies et de la législation sur les sucres… (1839)
“ Abstraction faite de ce qu'elles nous enverront en échange, nous n'avons aucun avantage à vendre aux colonies. S'il s'agissait d'une compagnie privilégiée, ayant le monopole du commerce de la colonie, et l'obligeant à prendre ses produits à un prix élevé qu'elle fixerait elle-même, elle pourrait en retirer un bénéfice certain ; mais le commerce colonial est ouvert à tous nos marchands à l'exclusion seulement des marchands étrangers ; la même concurrence de tous les marchands français qui réduit les prix sur le marché intérieur, agit donc aussi pour les réduire sur le marché colonial. ”
