Résumé

M. Favard Mémoire sur l'état de la production du sucre indigène et du sucre colonial… (1847)

Voilà véritablement quel a été jusqu'à ce jour le système d'impôt qui a réglé le mouvement de la consommation du sucre ; nous le croyons aussi contraire aux vrais intérêts de l'État qu'à ceux des producteurs et des consommateurs, et nous osons dire que les temps sont venus de sortir d'un système condamné par tous les principes de la science économique pour rentrer dans la seule voie au bout de laquelle on puisse trouver la satisfaction de tous les intérêts.
Source : Gallica

M. Favard Mémoire sur l'état de la production du sucre indigène et du sucre colonial… (1847)

Le gouvernement, en se décidant à faire un premier pas dans la voie de l'émancipation par la promulgation de la loi du 18 juillet 1845, concernant le régime des esclaves, a introduit, dans les conditions de la production coloniale, une perturbation fâcheuse, dont il faut aujourd'hui savoir tenir compte. Agir autrement, prétendre laisser à la charge des colons toutes les difficultés économiques de cette mesure, serait manquer aux lois de l'équité, en même temps que l'on compromettrait sérieusement le succès de la réforme que l'on veut opérer, et même l'existence des colonies.
Source : Gallica

M. Favard Mémoire sur l'état de la production du sucre indigène et du sucre colonial… (1847)

Si au contraire l'industrie des colons ne se fût pas trouvée comprimée dès sa naissance par cette mesure irrationnelle, et que l'on a appelée à bon droit un impôt sauvage, il n'est pas douteux que les procédés propres à ce genre de fabrication se seraient développés peu à peu, que les habitudes dans l'industrie se seraient contractées, et que les colons pourraient importer aujourd'hui des sucres propres à entrer directement dans la consommation au même prix qu'ils demandent pour le sucre brut.
Les industries, chacun le sait, ne s'improvisent pas tout à coup
Source : Gallica

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