Résumé

Portrait de Michel Chevalier Michel Chevalier Comparaison des budgets de 1830 et de 1843… (1843)

Généralement, la doctrine qui tend à abolir des impôts existants auxquels la population est accoutumée ne doit être accueillie qu'avec défiance. Il vaut mieux maintenir un impôt auquel les contribuables sont habitués, à la condition d'en employer productivement le revenu, de le faire servir à améliorer les conditions du travail, à faciliter les opérations de l'industrie agricole, manufacturière ou commerciale; d'un pareil usage résulte un plus grand accroissement pour la richesse nationale et pour le bien-être de la classe pauvre.
Source : Gallica

Portrait de Michel Chevalier Michel Chevalier Comparaison des budgets de 1830 et de 1843… (1843)

En France, les gens de loisir sont fort peu nombreux ; ils ne forment pas une classe. La société française est vouée au travail tout entière. La terre appartient tantôt à des travailleurs qui la cultivent de leurs mains, tantôt à d'autres travailleurs pratiquant d'autres professions et plaçant en terres le capital de leurs épargnes ou de leur héritage ; mais de plus en plus la première de ces deux classes de propriétaires fonciers, celle des cultivateurs, empiète sur l'autre. Alléger relativement les charges de la propriété foncière, ce ne serait donc pas sacrifier le travail au capital.
Source : Gallica

Portrait de Michel Chevalier Michel Chevalier Comparaison des budgets de 1830 et de 1843… (1843)

L'impôt ressemble-t-il à une capitation, ou
est-il exactement proportionné à la fortune des contribuables ? L'àgriculture est-elle grevée plus ou moins que l'industrie manufacturière ou commerciale ? La propriété foncière est-elle plus ou moins ménagée que la propriété mobilière ? Celui qui produit est-il plus favorisé que celui qui consomme? Nos lois d'impôt ont-elles le caractère de lois somptuaires?
Source : Gallica

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