Charles Sudre

Résumé

Charles Sudre L'Angleterre et la guerre (1858)

On oublie la magnifique création de Cuba, du Mexique et des colonies de l'Amérique du Sud ! On oublie le Brésil, Macao, oeuvres du Portugal, et les colonies françaises et celles de la Hollande, toutes si florissantes! Dans l'Inde même, l'Angleterre n'a-t-elle pas été devancée par le Portugal et la Hollande; et n'est-ce pas Dupleix qui lui a ouvert la perspective de son grand empire?
N'est-il pas enfin regrettable, au point de vue de la civilisation, qu'un seul peuple s'épanouisse dans les vastes contrées destinées à devenir un jour le siége de tant de puissants États?
Source : Gallica

Charles Sudre L'Angleterre et la guerre (1858)

Certes, on est en droit de s'étonner que l'énormité des dépenses, les souffrances d'une partie de la population, l'incertitude du succès, la défaite de tant de coalitions continentales, n'aient pas porté l'Angleterre à céder aux avis des hommes d'État qui, en 1810 et 1811, reconnaissaient en plein Parlement la solidité de la puissance de la France et conseillaient la paix. Cette persévérance inflexible et aventureuse s'explique, entre autres raisons, par l'intérêt de l'aristocratie à la continuation de la guerre et par sa prédominance absolue dans le Gouvernement.
Source : Gallica

Charles Sudre L'Angleterre et la guerre (1858)

C'est, en effet, pendant sa lutte contre la Révolution qu'elle a renversé Tippoo-Saïb et Holkar.
Aujourd'hui,' plus que jamais, le véritable moyen de triompher de sa puissance, c'est de conquérir sur elle la supériorité navale. Trois choses lui sont indispensables : des vivres pour nourrir sa population ; du coton pour alimenter ses manufactures ; des débouchés pour écouler ses produits. C'est la mer qui les lui procure. Tant qu'elle en possédera l'empire, elle bravera les efforts de ses adversaires. Du jour où il lui échappera, elle sera forcée de courber la tête.
Source : Gallica

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