Résumé

Jean-Joseph Sabatier Observations sur les dépenses et les recettes à venir de la France et sur les finances… (1814)

J'établirai d'abord, par apperçu , quelles doivent être nos dépenses à venir, et je les porterai à des sommes plus fortes qu'elles ne devront s'élever.
Je parlerai ensuite des moyens de recette , que je rabaisserai même au-dessous des produits que nous avons droit d'en espérer ; et je prouverai la facilité d'en faire la perception, non-seulement sans surcharger le peuple, mais encore en le soulageant d'une partie de l'impôt. Mes calculs en recettes et en dépenses seront basés sur les comptes rendus avant la révolution et sur ceux de l'année dernière.
Source : Gallica

Jean-Joseph Sabatier Observations sur les dépenses et les recettes à venir de la France et sur les finances… (1814)

Les fermiers du revenu public ne trouvent jamais trop de rigueur dans les lois qui punissent toute entreprise pour éviter de payer l'impôt ; ils n'ont point d'entrailles pour les contribuables qui ne sont pas leurs sujets, et qui, le lendemain de l'expiration du bail, pourraient faire une banqueroute universelle, sans que ces messieurs en fussent fort touchés.
Source : Gallica

Jean-Joseph Sabatier Observations sur les dépenses et les recettes à venir de la France et sur les finances… (1814)

La voie la plus économique et la meilleure de lever l'impôt, ne peut être celle de l'affermer. Outre ce qui est nécessaire pour payer la rente stipulée , les gages des officiers de la ferme et toute la dépense de l'administration , il faut que le fermier tire toujours du produit de l'impôt un certain profit, qui soit au moins proportionné aux avances qu'il fait, aux risques qu'il court, à la peine qu'il a, aux connoissances et à l'habileté nécessaires pour manier une affaire aussi compliquée.
Source : Gallica

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