Droit de patente

Définition et enjeux

Louis Renault,  Traité de droit commercial. Tome 1 (1889-1899)

“ Patente. — On peut dire encore que les commerçants sont soumis à la patente, mais il s'agit ici d'une simple mesure fiscale qui appelle deux observations en sens inverse. D'un côté, toute personne exerçant une profession est soumise à la patente, si elle ne se trouve pas dans les exceptions prévues par la loi : on peut ainsi être soumis à la patente sans être commerçant (médecins, etc...) (1) et même sans avoir le droit de l'être, ce qui arrive, par exemple, pour les notaires, les avocats, etc... D'un autre côté, on peut, en fait, échapper à la patente tout en étant commerçant (2) . ”
Source : Gallica

R. Boulay,  Le Maire de village, ou Coup d'oeil sur l'état social de 1842… (1842)

“ Que le droit de patente appuie plus fortement sur la partie d'industrie qui paraîtra l'accessoire du principal établissement du commerçant, de manière à faire reporter plus tard cette fraction de spéculation dans la main de l'homme qui paie déjà lui-même un droit de patente, pour le même objet dont il fait sa seule occupation, et qui est pour lui et sa chère famille le seul moyen d'existence. ”
Source : Gallica

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