Résumé

Charles Armengaud Guide manuel de l'inventeur et du fabricant… (1853)

Tout brevet doit comprendre un objet matériel, saisissable, transmissible; un principe purement élémentaire, une découverte intellectuelle, une vérité scientifique, une théorie, une méthode, ne sauraient être brevetés. Il en est, en effet, de ces créations du génie comme des œuvres de l'imagination, la civilisation les accepte comme des bienfaits ; si la société ne peut en assurer la possession exclusive à un seul, du moins, elle les paie en gloire et en renom, et elle distribue aux inventeurs ces brevets d'immortalité qui font les Galilée, les Newton, les Lavoisier, les Volta, etc.
Source : Gallica

Charles Armengaud Guide manuel de l'inventeur et du fabricant… (1853)

L'industrie se compose de la masse des découvertes préexistantes ; aussi l'industriel profite-t-il bien plus pour ses inventions de toutes les connaissances répandues avant lui dans les arts et métiers, que le littérateur ne tire parti des ouvrages existant dans les bibliothèques. Un mécanicien ordinaire, de nos jours, en sait plus, pour la perfection de son art, que le plus habile inventeur des siècles précédents.
L'industrie, par un heureux privilège, non-seulement ne perd jamais, mais d'un pas tantôt plus lent, tantôt plus rapide, elle avance incessamment.
Source : Gallica

Charles Armengaud Guide manuel de l'inventeur et du fabricant… (1853)

En effet, les avantages du monopole, accordé au breveté, sont le prix d'une révélation industrielle, dont il dote la société ; mais la société ne lui doit rien, si elle ne reçoit rien de lui.
L'inventeur ne peut donc s'en prendre qu'à lui de la divulgation de son secret, s'il a préféré une exploitation clandestine à une exploitation temporaire garantie par un brevet.
Source : Gallica

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