Résumé

Théodore Regnault Examen du projet de loi sur les brevets d'invention… (1859)

Si l'objet n'a jamais été répandu dans le commerce, s'il n'a jamais été employé par le public, il doit être considéré comme nouveau. La loi française a tellement eu en vue l'accroissement et les progrès de l'industrie en général, lorsqu'elle a établi les brevets, elle a si peu demandé compte des fatigues et des travaux de l'esprit, qu'elle a créé des brevets d'importation qui n'en supposent aucun. Invention, c'est-à-dire nouveauté, telle est la condition essentielle et fondamentale de la légitimité d'un brevet.
Source : Gallica

Théodore Regnault Examen du projet de loi sur les brevets d'invention… (1843)

L'auteur d'une invention industrielle, a-t-il le droit d'en jouir, et surtout, d'en disposer de la manière la plus absolue?
Non; car, il n'en jouit exclusivement que pendant quinze
ans au plus, et, encore à la charge de commencer par payer, s'il le peut, sa jouissance : et, si dans deux ans, il n'a pas mis son invention en activité, il est déchu de son droit. Il ne jouit, donc, pas, il ne dispose, donc, pas de la manière la plus absolue. Il n'a, donc, pas un droit de propriété sur sa découverte : sa découverte ne rentre, donc, pas dans la définition donnée par le Code civil.
Source : Gallica

Théodore Regnault Examen du projet de loi sur les brevets d'invention… (1843)

Il était, donc, essentiel, dans l'intérêt du progrès de l'industrie, de limiter le droit de l'inventeur. Il le fallait; car, véritablement, sous ce rapport, l'inventeur a un monopole, dans toute l'étendue du mot, sur l'idée mère de l'invention, sur son principe; et, si, d'un autre côté, on lui retire ce monopole sur le foud pour le réduire exclusivement à la forme, pour lui il n'existera, réellement, plus de droit. Cela a quelque chose, peut-être, de métaphysique pour les personnes qui ne sont pas habituées aux idées industrielles.
Source : Gallica

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