Résumé

H. Patenotre Du mandatum pecuniae credendae… (1883)

En premier lieu, nous décidons que le brevet est valable. Pour appuyer cette opinion, il suffit de nous reporter encore à l'article 31 : la publicité n'est une cause de nullité que si le public, c'est-à-dire les gens du métier, ont pu connaitre et exécuter l'invention. Si la connaissance du procédé découvert n'est acquise qu'à une ou plusieurs personnes, il ne saurait y avoir publicité. En révélant son secret l'inventeur rend un service à la société, et en échange du service rendu, il est juste que le monopole soit acquis à l'inventeur pour prix de sa révélation.
Source : Gallica

H. Patenotre Du mandatum pecuniae credendae… (1883)

Pour que le brevet ait pour objet un produit industriel ou un moyen conduisant à un résultat industriel, il est nécessaire que l'invention produise un effet utile, qu'elle ne soit pas impraticable. Si la découverte, telle qu'elle résulte du brevet, ne pouvait être mise en pratique par ceux qui s'occupent de cette industrie, s'il ne s'agissait que d'une découverte de laboratoire, il y aurait bien une invention scientifique, mais il n'y aurait pas, au point de vue du législateur de 1844, un travail produisant un avantage immédiat et sérieux à la société.
Source : Gallica

H. Patenotre Du mandatum pecuniae credendae… (1883)

L'administration en délivrant le brevet n'examine pas si l'invention est vraiment nouvelle et sérieuse; le brevet ne constate que la prise de possession de la qualité d'inventeur.
On comprend que cette absence de moyens préventifs laisserait le public exposé à toutes les surprises, si les intéressés ne pouvaient contester la validité du droit de l'inventeur : le public qui doit supporter le poids du brevet, doit donc être admis à prouver que le privilège que le brevet constate est sans fondement et obtenir que l'industrie soit affranchie du monopole qui entrave son libre développement.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature