Résumé

H. Truffaut Guide pratique des inventeurs et des brevetés… (1844)

On a dit souvent que s'il existe pour l'homme une propriété sacrée, c'est celle de la pensée qu'il a conçue, de l'invention qu'il a créée. Rien n'est plus vrai; mais, comme toute autre, cette vérité a ses limites.
Tant que l'idée ou la conception d'une découverte n'est pas émise, il est incontestable qu'elle est la propriété exclusive de celui qui l'a enfantée.
Source : Gallica

H. Truffaut Guide pratique des inventeurs et des brevetés… (1844)

Par exemple, on n'exige pas d'un inventeur anglais ou étranger qu'il mette sa découverte en pratique dans un délai déterminé à peine de déchéance, et qu'il la maintienne constamment en activité sous les mêmes peines. Dans ce pays, on comprend facilement qu'il n'est pas toujours possible à un inventeur de mettre sa découverte en activité dans un délai plus ou moins rapproché; on lui laisse à cet égard toute liberté ; d'ailleurs son intérêt ne lui commande-t-il pas de profiter le plus tôt possible des avantages de son invention, et du droit privatif qui lui est accordé?
Source : Gallica

H. Truffaut Guide pratique des inventeurs et des brevetés… (1844)

La loi ne peut permettre, dit l'exposé des motifs à la Chambre des Pairs, que le brevet ne serve qu'à créer à l'inventeur un monopole à l'aide duquel il puisse, sans concurrence, et au préjudice du travail national, introduire et débiter en France des produits fabriqués à l'étranger. L'intérêt du pays, dit l'exposé des motifs à la Chambre des Députés, veut
qu'en échange du monopole qui lui est conféré, le breveté fasse profiter le travail national de la main-d'œuvre résultant de l'exploitation de son industrie
Source : Gallica

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