Napoléon-Madeleine Lesenne

Résumé

Napoléon-Madeleine Lesenne Le livre des nations, ou Traité philosophique… (1846)

Nous avons vu que la jouissance intellectuelle ne va pas jusqu'à pouvoir reproduire pour son usage un ouvrage privilégié. Je pense qu'il faut décider autrement lorsqu'un individu fait usage d'un produit de contrefaçon qu'il a acheté ou pris il loyer ; ce fait n'est pas caractérisé par la loi pour les œuvres de littérature, de science ou d'art; il y a bien délit de débit, mais du côté du vendeur ou du locateur seulement. Le privilégié n'a que l'action civile ordinaire en dommages-intérêts contre l'acheteur ou le locataire.
Source : Gallica

Napoléon-Madeleine Lesenne Le livre des nations, ou Traité philosophique… (1846)

Si je comprends bien la pensée du philosophe écossais, l'invention est toujours un produit de l'intelligence, tandis que la découverte peut n'être due qu'au hasard ; l'invention tombe toujours sur la matière et toujours la modifie en créant, tandis que la découverte met au jour une chose qui existait déjà dans la nature, sans modifier aucunement la matière, sans créer. Dans la science du droit, on n'invente pas, on constate; heureux quand on peut découvrir. Dans la science physique, la vapeur a
été découverte, tandis que la locomotive a été inventée.
Source : Gallica

Napoléon-Madeleine Lesenne Le livre des nations, ou Traité philosophique… (1846)

En effet, la condition de l'auteur lui est imposée d'une manière absolue par la société. En outre, l'auteur d'un écrit en tout genre sait seul si ses idées sont bien assises sur tel point du sujet qu'il a traité; il est le premier et le meilleur juge de leur maturité et de l'opportunité de leur publication ; sa réputation, sa responsabilité et sa fortune sont intéressées à la publication de l'ouvrage le plus parfait possible. Ce sont autant de gages pour la société qu'il ne la privera pas à mauvais dessein d'une partie de son ouvrage.
Source : Gallica

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