Résumé

Alcide Darras,  Traité théorique et pratique de la contrefaçon (1895)

“ Il faut se garder de penser qu'un emprunt fait à l'œuvre d'autrui constitue nécessairement un plagiat lorsqu'il ne constitue pas une contrefaçon; le plus souvent, sans doute, un tel emprunt donne naissance à un délit ou, tout au moins, à un acte blâmable, mais il est, au contraire, certaines reproductions qui sont entièrement licites, ce sont celles que légitime le droit de citation; l'exercice de ce droit peut parfois donner naissance à des abus, mais l'abus qu'on peut faire d'un droit ne peut servir à en combattre la légitimité ”
Source : Gallica

Alcide Darras,  Traité théorique et pratique de la contrefaçon (1895)

“ C'est qu'en effet, si, pour être protégées, les inventions et les marques doivent être nouvelles, la nouveauté ne s'entend pas de la même façon dans chacune de ces matières; pour être brevetable, une invention doit n'avoir été divulguée par personne, pas même par l'inventeur; une marque peut, au contraire, être valablement déposée, bien qu'il
en ait été fait usage antérieurement par le déposant lui-même et même par des tiers, du moment où les faits d'usage que ceux-ci peuvent invoquer sont moins anciens que ceux que le déposant peut alléguer.
”
Source : Gallica

Alcide Darras,  Traité théorique et pratique de la contrefaçon (1895)

“ Si nous passons à l'examen des cas où une condamnation est intervenue à raison de la mauvaise foi du prévenu, il y a lieu de mettre tout d'abord en relief cette idée qu'il n'est pas nécessaire, pour qu'il y ait mauvaise foi, que le reproducteur ait eu l'intention directe de nuire à l'auteur; une imprudence grave, une légèreté blâmable apportée à se renseigner sur le droit de reproduction sont assimilables à la mauvaise foi. ”
Source : Gallica

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