Droit intellectuel

Définition et enjeux

Paul-Louis Rivière,  Protection internationale des oeuvres littéraires et artistiques… (1897)

“ Voilà certes une trouvaille de génie : assimiler l'œuvre à sa reproduction matérielle, déclarer que non seulement l'acheteur acquiert la propriété de l'exemplaire qu'il a entre les mains, mais que le principe immatériel est devenu sien, qu'il peut s'appropriera sa guise le droit intellectuel (i) ! Il est vrai que certaines idées ne peuvent naître que dans des cerveaux civilisés ! ”
Source : Gallica

Introduction à l'étude du droit comparé… (1938)

“ On en est ainsi arrivé à dire que dans le droit intellectuel il y avait autre chose que le rapport de l'auteur en titre sur son idée, sur son chefd'œuvre et que l'Etat, la société, ceux qui faisaient commerce et profit des œuvres en question, multipliées, par exemple, par l'édition à un très grand nombre d'exemplaires, constituaient des facteurs qui prenaient place dans la construction du droit intellectuel à l'égal de l'auteur lui-même. N'en étant nullement le créateur complet, il ne peut se passer du concours des autres. ”
Source : Gallica

Introduction à l'étude du droit comparé… (1938)

“ Nous y avons vu qu'on a essayé de projeter la construction de l'individu abstrait dans le domaine collectif de la société et de la personnalité civile. La société devenait un vaste individu, et l'Etat un individu plus vaste encore. Pour la propriété artistique, par exemple, et pour les droits intellectuels, le comportement a été semblable. On a commencé d'appliquer les règles de l'individu
vis-à-vis du droit réel, faisant de l'idée et du droit intellectuel une suite de la propriété sur l'objet matériel en voulant à tort lui appliquer les mêmes règles.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature