Droit d'obligation

Définition et enjeux

Portrait de Georges Bonjean Georges Bonjean,  Explication méthodique des "Institutes"… (1878-1880)

“ Ce qui constitue la force de l'obligation, de la créance, c'est l'action. Aussi les Romains ont soin de mentionner l'action dans la définition qu'ils donnent de l'obligation : « Obligatio est juris vinculum, quo necessitate astringimur... L'obligation est un lien de droit par la force duquel nous sommes astreints... » Les Romains disent que l'obligation est un lien de droit, parce que ce lien, qui constitue l'obligation, n'a rien de matériel : il puise toute sa force, c'est-à-dire l'action, dans le droit; il n'a de force qu'en vertu du droit. ”
Source : Gallica

Sassere,  Dictionnaire de jurisprudence usuelle… (1844)

“ L'obligation peut être définie un lien de droit, qui impose à une ou plusieurs personnes la nécessité de donner, de faire ou de ne pas faire quelque chose ; elle est légale ou conventionnelle : légale lorsqu'elle résulte de la loi, telle est celle des ascendants et des descendants de se fournir mutuellement des aliments; conventionnelle lorsqu'elle dérive d'un contrat. On nomme en général, débiteur celui qui a contracté l'obligation, et créancier celui au profit duquel elle a été souscrite. ”
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Auguste Hureaux,  Traité du droit de succession. Tome 3 (1868)

“ Or, cette obligation est divisée de plein droit, sitôt qu'il y a plusieurs créanciers. Car rien n'est si divisible que l'action personnelle et l'obligation qui y correspond, rien n'est si simple que de demander la moitié, le tiers, le quart de ce qu'on aurait demandé par l'action entière, rien n'est si simple que de devoir payer la moitié, le tiers, le quart de ce qu'on aurait dû par l'obligation pour le tout. ”
Source : Gallica

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