Victor-Napoléon Marcadé

Résumé

Victor-Napoléon Marcadé Élémens du droit civil français… (1844)

En effet, s'il s'agit d'un legs à titre universel, il ne peut jamais léser l'héritier; car en lui enlevant une part des biens, il le débarrasse d'une part proportionnelle des charges : par exemple, si ce legs est des deux tiers, l'héritier, qui n'a plus qu'un tiers de l'actif, ne subit plus aussi qu'un tiers des dettes. Il suit de là que si la succession est bonne, l'héritier gagnera un tiers de moins que ce qu'il aurait gagné, mais il gagnera toujours; si elle est mauvaise, il perdra un tiers de moins que ce qu'il aurait perdu.
Source : Gallica

Victor-Napoléon Marcadé Élémens du droit civil français… (1844)

La succession testamentaire était même vue d'un œil bien plus favorable que la succession légitimé ; tellement qu'il y avait une espèce de déshonneur, d'infamie, à mourir sans laisser par testament un héritier de son choix. Chez nous, au contraire, il n'y a pas d'autre succession que la succession légitime. A Rome, tout testament contenait nécessairement une institution d'héritier; sans cette institution, l'acte n'aurait pas été un testament. Chez nous, au contraire, le testament ne peut jamais faire un héritier, mais seulement des légataires.
Source : Gallica

Victor-Napoléon Marcadé Élémens du droit civil français… (1844)

I. - Tout acte de disposition des biens de la succession constitue nécessairement une acceptation; puisque l'on ne peut disposer d'une chose que quand on s'en regarde comme propriétaire. Lors donc qu'un héritier consent au profit de n'importe qui, une vente, une donation, un échange, ou toute autre aliénation de ses droits, il est clair que par là même il accepte; c'est ce que déclare notre premier alinéa.
Source : Gallica

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