Résumé

Jean-Baptiste-César Coin-Delisle Donations et testaments : commentaire analytique du Code civil… (1855)

Mais le contrat de donation n'est-il pas un contrat gratuit et d'une nature particulière, dont la loi modifie les effets dans l'intérêt de la famille et suivant l'état civil de ses membres au moment du décès du donateur? Dès lors comment refuser à l'enfant adoptif le bénéfice de cet état civil? L'adoption est un acte trop grave, trop solennel pour le réduire aux proportions mesquines d'un contrat.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-César Coin-Delisle Donations et testaments : commentaire analytique du Code civil… (1855)

Ce n'est pas du concours du traitement et de la date du testament que la loi fait dépendre la nullité ; c'est du fait que le médecin est devenu l'objet d'une libéralité pendant une maladie qu'on l'appelle à traiter, sans distinction d'époque. Qu'il ait donné ses soins habituels dans la dernière ou dans la première période, et que la donation soit faite dans la période à laquelle il n'avait pas été appelé ou depuis qu'il s'est retiré, c'est chose indifférente : il n'en aura pas moins traité le donateur pendant la maladie dont il est mort.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-César Coin-Delisle Donations et testaments : commentaire analytique du Code civil… (1855)

L'opinion commune est une erreur. Il n'est point contraire à l'équité de n'attribuer les fruits au légataire à titre universel qu'à partir de sa demande, puisqu'on ne les attribue au légataire universel lui-même qu'à partir de la même époque, s'il la forme après l'année. Tout ce qui arrive alors, dans un cas comme dans l'autre, c'est que dans la liquidation de la succession, les intérêts des dettes échus avant la demande sont mis à la charge des fruits perçus par l'héritier seul. Ceci est évident : l'équité n'est pas blessée.
Source : Gallica

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