Antoine Marie Demante

Résumé

Antoine Marie Demante Cours analytique de Code civil… (1849-1884)

L'institution d'héritier, admise par le droit romain, et nécessaire même pour la validité du testament, n'avait pas lieu autrefois dans les pays coutumiers, où l'on ne reconnaissait pas à la volonté de l'homme le pouvoir de faire un héritier. Cette volonté pouvait bien grever l'héritier légitime de charges plus ou moins étendues, mais non le dépouiller de son titre, ni opérer, au profit d'un autre, la saisine que la coutume opérait dans la personne du parent habile a succéder, quels que fussent d'ailleurs sa ligne et son degré. Notre Code semble s'être éloigné de l'un et de l'autre droit.
Source : Gallica

Antoine Marie Demante Cours analytique de Code civil… (1849-1884)

La réduction proportionnelle de tous les legs sans distinction de leur nature est fondée sur l'intention probable du testateur, qui n'impose au légataire universel l'acquittement intégral des autres legs, que dans la supposition qu'il aura pour les acquitter l'universalité des biens, et qu'il entend lui laisser tout ce qui restera après l'acquittement des charges. Mais s'il subit une réduction et n'obtient ainsi qu'une quote-part de l'universalité, il est tout simple qu'il applique dans la même proportion la réduction aux legs qu'il est chargé d'acquitter.
Source : Gallica

Antoine Marie Demante Cours analytique de Code civil… (1849-1884)

IV. Cela suffit pour démontrer que, dans la donation mutuelle, l'ingratitude d'un des donataires doit autoriser l'autre à agir en révocation. Mais celui-ci conservera-t-il alors le profit de la donation à lui faite? Il est permis d'en douter ; car de ce que les donations respectives ne sont pas cause l'une de l'autre, ce qui laisse subsister dans toutes deux le caractère de libéralité, il ne s'ensuit pas que chacune ne soit point la condition de l'autre, et que la chute de l'une ne doive pas faire défaillir l'autre.
Source : Gallica

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