Henri Martini, Faculté de droit de Paris. De la légitime… (1865)
“ La loi assimile l'enfant adoptif à l'enfant légitime. Or, l'enfant légitime a le droit d'exercer sa réserve non-seulement sur les biens qu'il trouve dans la succession de son père, mais aussi sur ceux qui en sont sortis par l'effet de libéralités entre vifs. D'ailleurs, en refusant à l'enfant l'action en réduction contre les libéralités entre vifs, on lui refuse implicitement la réserve; il n'aura aucun moyen de faire valoir ses droits si l'adoptant garde le droit de disposer de tout son patrimoine par des donations entre vifs que l'adopté ne pourra faire réduire. ”
