Résumé

Henri Martini Faculté de droit de Paris. De la légitime… (1865)

La loi assimile l'enfant adoptif à l'enfant légitime. Or, l'enfant légitime a le droit d'exercer sa réserve non-seulement sur les biens qu'il trouve dans la succession de son père, mais aussi sur ceux qui en sont sortis par l'effet de libéralités entre vifs. D'ailleurs, en refusant à l'enfant l'action en réduction contre les libéralités entre vifs, on lui refuse implicitement la réserve; il n'aura aucun moyen de faire valoir ses droits si l'adoptant garde le droit de disposer de tout son patrimoine par des donations entre vifs que l'adopté ne pourra faire réduire.
Source : Gallica

Henri Martini Faculté de droit de Paris. De la légitime… (1865)

En comptant, pour déterminer la réserve des enfants qui ne doivent pas venir au partage, qui, par le fait de leur renonciation ou de leur indignité, ont perdu tout droit à la succession; en attribuant à un seul enfant une réserve des deux tiers ou des trois quarts, parce qu'il a un ou deux frères qui renoncent, on viole non-seulement la logique, mais aussi l'équité; car il n'y a aucune raison pour calculer la réserve comme pour trois enfants quand elle ne doit être prise que par un seul.
Source : Gallica

Henri Martini Faculté de droit de Paris. De la légitime… (1865)

En effet, n'est-ce pas une faveur que de permettre à l'enfant de retenir un don qui ne lui a été fait qu'en avancement d'hoirie, c'est-à-dire un don qui semblait avoir pour condition la qualité d'héritier que prendrait l'enfant en acceptant la succession de son père donateur? La faveur de l'article 845, dans notre système, est encore plus évidente toutes les fois qu'il y a plus de quatre enfants, car, dans ce cas, l'enfant renonçant, au lieu de partager la succession avec ses frères et sœurs et de n'avoir qu'un cinquième ou un sixième, prend le quart qui forme la quotité disponible.
Source : Gallica

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