Résumé

Michel Salomon De la séparation des patrimoines… (1886)

Il ne peut y avoir conversion de la séparation de corps en divorce quand il y a eu réconciliation, puisque alors la chose à modifier, à convertir, n'existe plus, la séparation de corps finissant par la réunion des époux.
Nous n'avons pas à rechercher quels sont les faits d'où peut résulter la preuve d'une réconciliation entre les époux. C'est là, comme l'a dit M. Demolombe, une question de fait plutôt qu'une question de droit. Disons seulement que la réconciliation doit être certaine, sérieuse et non pas seulement feinte de la part de l'un des époux.
Source : Gallica

Michel Salomon De la séparation des patrimoines… (1886)

Tant que le mariage subsiste, tout le monde est d'accord sur ce point, la dette alimentaire existe entre les époux et cette dette est due par l'époux qui a des ressources à l'époux qui est dans le besoin. Le divorce vient mettre fin à cette dette alimentaire. De là une injustice que l'article 301 a pour but de faire disparaître. Celui qui, par ses torts, a amené le divorce, ne peut en retirer un bénéfice en se libérant de l'obligation de fournir des aliments à son conjoint sans ressources ; aussi l'époux coupable doit-il fournir une pension à l'époux innocent, mais sans aucune réciprocité.
Source : Gallica

Michel Salomon De la séparation des patrimoines… (1886)

Pour le préteur, l'idée qu'une même personne peut se trouver à la tête de deux patrimoines, représenter deux masses d'actif et de passif, n'est plus une idée étrange.
Sans doute dans ses attributions, le préteur, magistrat supérieur chargé d'assurer l'application des lois, ne peut directement faire disparaître un principe du droit civil. La confusion juridique continue donc de subsister en droit, l'action dirigée contre celui qui est débiteur en vertu du droit civil est toujours recevable, les différents créanciers pourront toujours saisir et mettre en vente le patrimoine entier.
Source : Gallica

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