Résumé

Guillaume Poulle Du Divorce, en droit romain et en droit français (1886)

L'idée de famille donne à l'esprit de l'Arya le bonheur parfait. Les dieux ne sont pas plus heureux que le père de famille dans sa maison. Chez eux, la virginité est une noblesse, et la pureté du corps est un culte. La femme aryenne doit être fidèle, féconde et laborieuse : elle est l'égale de son mari, et la maternité la met au-dessus de lui : Jamais, comme chez les Égyptiens, elle n'a été considérée comme une servante ou un esclave. La polygamie n'existe pas chez les Aryas : la femme est seule au foyer domestique.
Source : Gallica

Guillaume Poulle Du Divorce, en droit romain et en droit français (1886)

Nos conclusions sont donc complétement favorables au principe du divorce, parce que le divorce donne satisfaction à certaines souffrances et à certaines douleurs qui sans
lui resteraient sans remède. L'indissolubilité est dans le cœur et dans l'esprit des époux au moment du mariage, mais il serait inhumain et dangereux, dans certains cas, de mettre en conflit, comme le disait M. Renault, la nature humaine qui réclame et la loi qui défend. La loi sur le divorce, votée par le Parlement en 1884, n'est certainement pas parfaite; mais, comme toutes les institutions humaines, elle est perfectible
Source : Gallica

Guillaume Poulle Du Divorce, en droit romain et en droit français (1886)

Le premier progrès réalisé consista à sous-entendre la convention de restitution : l'action rei uxoriœ fut créée au profit de la femme sans qu'il y eut à distinguer si la femme était ou non in manu mariti, bien que l'on considère en général la conventio in manum comme incompatible avec l'existence d'une dot et d'une action dotale. Nous partageons sur ce point l'opinion de M. Gide. (Caractère de la dot, p. 514 et suiv.) La dot romaine n'est pas un prêt, mais un don fait à toujours. L'action rei uxoriœ ne prend naissance qu'au divorce, c'est-à-dire à un moment où la manus n'existe plus.
Source : Gallica

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