Ambroise Rendu, Réflexions sur quelques parties de notre législation civile envisagées spécialement sous le rapport de la religion et de la morale… (1848)
“ Si le tribunal de famille acquérait la certitude que les père et mère ont rempli, autant qu'il était en leur pouvoir, la plus essentielle de leurs obligations, et qu'on doit imputer à leurs enfants l'inutilité de leurs efforts, la justice, saisie de la plainte de ce premier tribunal, ne pourrait-elle pas ordonner, par exemple, que le jeune homme ne recevra point la faveur de l'émancipation, qu'il ne jouira point de tel ou tel droit attaché à la majorité, du moins jusqu'à ce qu'il ait réparé, par son travail et par sa conduite, le tort qu'il s'est fait à lui-même? ”
