Tribunal de famille

Définition et enjeux

Ambroise Rendu Réflexions sur quelques parties de notre législation civile envisagées spécialement sous le rapport de la religion et de la morale… (1848)

Si le tribunal de famille acquérait la certitude que les père et mère ont rempli, autant qu'il était en leur pouvoir, la plus essentielle de leurs obligations, et qu'on doit imputer à leurs enfants l'inutilité de leurs efforts, la justice, saisie de la plainte de ce premier tribunal, ne pourrait-elle pas ordonner, par exemple, que le jeune homme ne recevra point la faveur de l'émancipation, qu'il ne jouira point de tel ou tel droit attaché à la majorité, du moins jusqu'à ce qu'il ait réparé, par son travail et par sa conduite, le tort qu'il s'est fait à lui-même?
Source : Gallica

Gabriel Frédéric Colmet Dâage Leçons de procédure civile. Edition 14… (1885)

Au cours d'une instance en divorce, le tribunal peut être appelé à ordonner des mesures provisoires, soit dans l'intérêt des enfants, soit dans celui de la femme. Pendant la durée de l'instance en divorce, les enfants restent, en principe, au mari, sans qu'il y ait lieu de rechercher s'il est demandeur ou défendeur. Mais sur la demande de la mère ou de la famille ou du procureur de la République, et pour le plus grand avantage des enfants, le tribunal peut ordonner qu'à titre provisoire et pendant la durée du procès, les enfants seront confiés à la mère ou même à toute autre personne
Source : Gallica

André Goutet De la conciliation en matière civile (1936)

La décision du tribunal de famille était soumise à l'homologation du président du Tribunal de district (art. 17) .
Les membres de l'Assemblée constituante avaient pensé que les contestations familiales devaient plus facilement encore que d'autres se prêter à une solution amiable, toujours préférable, dans leur esprit, à une décision judiciaire.
Source : Gallica

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